Michiko Kono Pecheur

Née à Nishinomiya, préfecture de Hyogo, est diplômée de l’école secondaire Okayama Hakuryo et du département d’études sociales de l’École des sciences sociales de l’Université Kwansei Gakuin.En 2005, elle a reçu le prix du Président du Conseil Municipal de Nishinomiya, exposition de la ville. .Elle a participé à Nuit Blanche à Paris en 2007.

 

Son œuvre  la plus récente couvre les domaines de la sociologie, de la philosophie, de la psychiatrie, de la psychologie, de la religion et de la littérature. En enregistrant des activités quotidiennes et des expériences spirituelles intimes comme matériau d’analyse mentale, l’artiste  présente un travail conceptuel qui utilise l’image et l’écriture automatique.

Il se présente comme une sorte de documentaire. Il s’agit d’une installation permettant en tant qu'outil de restituer  un monde parallèle. Il évoque un «épisode» vécu par un double, Gima Mikasi. L’ensemble est constitué de divers supports tels que des objets, des films et des romans Web.

Gérard de Nerval  avait écrit sous son portrait « Je suis l’autre ». Michiko Kono a entamé une recherche semblable où par  le pouvoir de la création poétique,  prend vie un autre moi  qui devient de plus en plus réel au fur et à mesure de son évocation. Son travail emprunte les chemins du dédoublement et de ce que ce qui, dans ce jeu, passe du créateur à sa créature. Elle peut explorer, en lui laissant la parole, un univers nouveau, une façon d’être au monde qui lui était fermée ou interdite. A travers lui, un « ça  «  parle qui était jusque là barré.  

Jeu merveilleux mais dangereux que ce portrait toujours plus réel d’un autre où le créateur  risque de s’évaporer au fur et à mesure qu’il infuse  la vie à sa création.

Au fond ce qui est illustré c’est le  pouvoir de la forme et son empire. L’Empire des signes ce peut être un pays, le Japon, mais c’est aussi un empire sur le vivant dans un jeu où ce dernier  peut s’abolir. Le langage (et l’image) est la demeure de l’humain mais il peut devenir une aliénation, c'est-à-dire littéralement la dépossession de l'individu au profit d'un autre, celui qui s’impose par la forme où le sujet se vient se fondre.

Dans le double et son jeu on aura reconnu un thème romantique repris dans le « Portrait de Dorian Gray », ou le sujet portraituré tombe en consomption et fini par mourir au fur et à mesure que son portrait devient lui de plus en plus vivant. Mais au-delà de la puissance de l’image et des mots, aujourd’hui c’est le monde virtuel de la toile avec toutes ses ressources qui peuvent être mobilisées. Le double n’est pas qu’un simple portrait là devant sur une toile c’est un individu vivant dans un monde complet aussi fourmillant et complexe que le réel. Comme le bit coin,  le virtuel fini par devenir plus réel que le réel.

Le dédoublement, le simulacre implique non seulement l’artiste mais le monde lui-même. En donnant vie à l’autre dans un monde parallèle,   désormais le réel devient lui-même suspect. Si le simulacre a toute les apparences du vrai, le vrai est peut être lui aussi un simulacre comme dans le film Matrix .

Comme le dit Baudrillard : « telle est la simulation, en ce qu'elle s'oppose à la représentation. Celle-ci part du principe d'équivalence du signe et du réel (même si cette équivalence est utopique, c'est un axiome fondamental). La simulation part à l'inverse de l'utopie du principe d'équivalence, part de la négation radicale du signe comme valeur, part du signe comme réversion et mise à mort de toute référence. Alors que la représentation tente d'absorber la simulation en l'interprétant comme fausse représentation, la simulation enveloppe tout l'édifice de la représentation lui-même comme simulacre. »

 

Le travail de Michiko Kono interroge comme tout artiste sur la relation toujours complexe de l’imagination et du réel, de la représentation et du vrai. Elle le pose dans les termes de notre époque en s’exposant au sens de se mettre en scène mais aussi de prendre un risque. Et comme toujours dans ce risque il y a la vérité  à condition qu’il reste maîtrisé, et que l’artiste garde la distance du jeu, entre son personnage et son moi.

 

                                                                                                                           Andre Pecheur

Merci Beaucoup.More Father Information,Michiko wants to explain Japonaise Tradision and culture. Please see the Link......(outside Michiko's site. Sharman/YUTA/ITAKO/JAPONAISE)

 

Michiko is not concern any specific religious Group.